Photo d'arrière-plan : Jeanine Dubourg.
Images "visages de" soumises à copyright, ne pas copier, blabla, du vol, blabla
MERCI !!!

Consultez notre page de liens

Si vous aimez la photographie, regardez le site: http://dominiquevalente.fr
If you love photography look website : http://dominiquevalente.fr
Si vous aimez la montagne, regardez mon autre blog : Monts et merveilles


07/08/2014

Guyenne ou Gascogne ?

Petite discussion hier à la maison, afin de déterminer si Monheurt est en Guyenne ou en Gascogne. La plupart disaient Gascogne, j'étais la seule à dire Guyenne. Nous avions tous raison finalement car ce n'est pas si simple. La Guienne (Cela s'écrivait ainsi) a été disputée par les "grands" de ce pays, tout au long de l'histoire, elle fut souvent le butin offert au vainqueur de longs conflits. Cependant, la Gascogne ne fut considérée pendant longtemps que comme une sous-province de la Guienne, alors que précédemment la Gascogne était une province à part entière. Jugez-en plutôt:


La région, peuplée d'Aquitains, a été conquise par l'Empire romain, puis par les Wisigoths, par les Vascons (qui lui ont donné leur nom), et enfin par les Francs.

La Gascogne était une principauté au sud-ouest de la France au Haut Moyen Âge3. Elle a disparu en tant qu'entité politique en 1063, lorsque le comte de Gascogne Bernard II Tumapaler a dû abandonner la Gascogne à l'Aquitaine après sa défaite devant le duc d'Aquitaine Guillaume VIII à la bataille de La Castelle. Après le traité de Paris de 1259, le duché d'Aquitaine a pris le nom de duché de Guyenne, terme désignant alors l'ensemble des possessions françaises du roi d'Angleterre.

Avec ces différentes dominations, la Gascogne a émergé comme un État indépendant pendant un temps et, à ce jour, la Gascogne a gardé la réputation d'être habitée par un peuple têtu et indépendant. Malgré ces évolutions, une identité gasconne culturelle et linguistique a subsisté à travers tout l'Ancien Régime jusqu'à nos jours.


Notez que j'écris Guienne, car pendant des siècles cela s'écrivit ainsi, lorsque la langue parlée ici était l'occitan. Quant à savoir quelles sont ses frontières, comme l'a dit une d'entre nous, la Garonne fut parfois sa frontière Sud, notamment durant la période où la Gascogne était une région à part entière, ce qui fait que Tonneins était en Guyenne tandis que Monheurt était en Gascogne.

Ci-dessous, je joins un copier-coller de Wikipédia, fort intéressant et surtout, qui résume tout ce que j'ai lu ici et là, dans de vieux livres et sur Internet:
Étymologie

Son nom provient d'une évolution populaire du mot Aquitaine qui est passé par le stade « Aguiaina » (en gascon ou anglais) aux XIIe et XIIIe siècles, le « a » initial disparaissant peu à peu : Aquitania → *Aguidaina → l'Aguienne → la Guienne. La graphie « Guyenne » apparaît pour la première fois en 12591.

Guyenne est la forme du nom « Aquitaine » qui fut de loin la plus usitée par les populations locales du XIIIe siècle au XVIIIe siècle. Aquitaine apparaissait comme un terme plus archaïsant et plus cultivé quand Guyenne était le nom courant de la province. Cette ancienne province du sud-ouest de la France avait pour capitale Bordeaux et se confond avec l'Aquitaine en tant que région au nord-est de la Gascogne. Le terme désigna ensuite l'ensemble des possessions françaises du roi d'Angleterre, après le traité de Paris (1259). 



Langue

La langue vernaculaire de la Guyenne est l'occitan sous trois formes dialectales : gascon (Bordelais, Bazadais et partie ouest de l'Agenais), languedocien (partie est de l'Agenais, Bergeracois, Sarladais, Quercy et Rouergue) et limousin (majeure partie du Périgord). En revanche, le Blayais et les enclaves du Verdon et de Monségur sont de langue et de culture saintongeaise (langue d'oïl).

Le sud-ouest du Cantal jusqu'à la Bertrande (val de la Cère) et le coin sud-est de la Corrèze prolongent la Guyenne, dans ses limites du XVIIIe siècle. 


Héraldique

Les armes de l'ancienne province de Guyenne se blasonnent ainsi : de gueules (fond rouge) à un léopard (un lion qui a la tête de face) d'or (jaune), armé (avec les griffes) et lampassé (la langue) d'azur (bleu). 


La Guyenne girondine

L'acception ci-dessus est distincte de la Petite Guyenne (ou Guyenne girondine) correspondant au Bordelais et à l'Entre-deux-Mers, linguistiquement languedociens. C'est à cette Guyenne girondine que se réfèrent les dénominations Sauveterre-de-Guyenne, Miramont-de-Guyenne et Lévignac-de-Guyenne.



L'histoire

L'histoire ancienne de la Guyenne se confond avec l'histoire de l'Aquitaine. Pendant l'union anglo-gasconne, les limites du duché de Guyenne varièrent suivant les traités de paix passés entre les rois d'Angleterre et les rois de France, puis les vicissitudes de la guerre de Cent Ans. Par la suite, la province ou gouvernement de Guyenne fut la plus grande des provinces du royaume de France puisqu'elle comprenait aux XVIe et XVIIe siècles le Bordelais, le Bazadais, le Limousin, le Périgord, le Quercy, le Rouergue, l'Agenais, la Saintonge, l'Angoumois et la Gascogne, laissant de côté le Béarn et la Basse-Navarre.

Il faut attendre le milieu du XVIIe siècle pour voir distinguée la Gascogne de la Guyenne, alors qu'auparavant la Gascogne était toujours considérée comme une partie de la Guyenne. Dès lors, la Guyenne proprement dite fut considérée comme étant composée du Bordelais, du Périgord, de la Saintonge, du Limousin, du Quercy et du Rouergue, le reste du gouvernement étant considéré comme étant la Gascogne. Par la suite, la Saintonge et le Limousin furent détachés de ce gouvernement pour en faire des gouvernements séparés donnant au gouvernement de Guyenne et Gascogne la physionomie qu'il avait en 1789. 


Au XIIIème siècle:
 

XIVème siècle:

 

 Nous fûmes un temps Romains, la Gaule à l'époque de Jules Cesar:

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/54/Gaule_-51.png

Le duché de Guyenne

Le nom de duché de Guyenne fut donné au duché d'Aquitaine lorsqu'il fut amoindri par les conquêtes des souverains français. Ce nom apparaît pour la première fois dans le traité de Paris, conclu le 12 avril 1229 entre Saint Louis et Raymond VII comte de Toulouse, qui cédait la plus grande partie du Languedoc à la France et mettait fin au conflit albigeois.

Possession des rois d’Angleterre de 1188 à 1453, la Guyenne est réunie au domaine du roi de France après la bataille de Castillon, qui mit fin à la guerre de Cent Ans. Donné en apanage à son frère Charles de Valois par Louis XI en 1469, le duché revint définitivement à la couronne française à la mort de celui-ci en 1472. 


La province de Guyenne

En 1561, la province est érigée en gouvernement de Guyenne avec pour siège Bordeaux. C'est alors le gouvernement militaire le plus vaste de France (6 744 500 hectares — Béarn et Pays basque non compris — soit environ 1/8 de tout le pays) : il s'étend vers le sud jusqu'à l'Espagne ; ses limites au nord et à l'est sont constituées par la Saintonge, l'Angoumois, le Limousin, le Quercy et le Rouergue. La province de Guyenne rassemblait le Bordelais ou « Petite Guyenne », la partie septentrionale du Bazadais, le Périgord, la Saintonge, l'Angoumois, le Limousin, l'Agenais, le Condomois, le Quercy et le Rouergue.

Lors de la création des généralités, la première généralité de Bordeaux est créée en 1523. Elle perdit successivement des pays et élections avec la création de la généralité de Montauban (Quercy et Rouergue ou Haute-Guyenne) en 1655 et de la généralité d'Auch en 1716 (la Gascogne, qui comprenait presque tout le territoire situé entre la Garonne et son estuaire, et la ligne de crête des Pyrénées, notamment l'Armagnac, les Landes de Gascogne et le Marsan).

En 1790, la province de Guyenne est divisée en six départements à peu près complets : Gironde (à l'est de la Garonne), Dordogne, Lot-et-Garonne, Lot, Landes et Aveyron. À ceux-ci s'ajoutera le Tarn-et-Garonne, créé en 1808, et pour lequel la Guyenne contribuera pour les trois-quarts. Ce morcellement achèvera de détruire les derniers liens qui réunissaient la Basse-Guyenne, la Haute-Guyenne et la Gascogne. 


La Guyenne contemporaine

Aujourd'hui, le terme de Guyenne n'a plus de réalité ni administrative, ni politique. Seul le Haut-Agenais, à la recherche d'une identité, a tenté d'exploiter le capital historique « Guyenne » en promouvant le « Pays de Guyenne » dans la partie Lot-et-Garonnaise de la vallée du Dropt. Cependant, cette acception est aujourd'hui détrônée par « Pays du Dropt » terme à vocation plus touristique.

Le terme de Guyenne survit par ailleurs : dans des raisons sociales : Guyenne et Gascogne (grande distribution - partenaire de Carrefour), Nouvelle Guyenne (réseau de villes de Guyenne) ou dans des dénominations d'associations, des clubs, etc. : ligue de Guyenne (tennis), comité de Guyenne (bridge).