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12/10/2015

Un peu d'histoire, les guerres de religions

Nos petits villages du Sud-Ouest eurent leur importance au cours de l'histoire, en particulier au cours de la période qui m’intéresse, à savoir, le Moyen-Âge, qui va du massacre des Cathares à la fin de la "guerre de cent ans".
Tous les événements historiques qui concernent les décennies allant de la fin du XIème siècle au début du XVIème siècle, réveillent l'intérêt boulimique du Petit Monheurquais pour la période moyenâgeuse :-)

Il faut dire que ce sont des périodes majeures et même cruciales de l'histoire de notre grand sud, qui firent de nos petits villages ce qu'ils sont aujourd'hui, chauvins, introvertis, sauvages, parfois passéistes et ancrés dans leurs traditions, mais tellement attachants :-)
Ils furent souvent l'objet de guerres sanglantes motivées par le pouvoir et l'avidité. De ce point de vue là, nous n'avons pas trop changé, il faut le reconnaître.

Les croix, symboles religieux ou païens, sont généralement le signe d'une appartenance à un culte ou à un groupe.

Croix de Toulouse ou Occitane




Croix Cathare (controversé, vu que normalement les Cathares rejettent tout les symboles religieux) ou croix discoïdale de Fanjeaux




Croix Huguenote (hybride de la croix Occitane et de la colombe symbole du Catharisme






Revenons aux grandes guerres de religions qui ont touché de plein fouet notre grand Sud.

Il y eu d'abord le Catharisme qui fut éradiqué de façon cruelle, guerre motivée par le désir du Roi de France de posséder les terres du Comte de Toulouse dont le domaine s'étendait alors en gros au-dessous d'une ligne Bordeaux - Grenoble. On y parlait l'Occitan, langue qui servait également à prendre commerce avec les peuples d'Orient, avec lesquels le Comté entretenait des relations étroites. De nombreux commerçant Sarrasins, venaient commercer leurs épices dans les villes et villages du Sud, des Italiens venaient y vendre leurs tissus et parfois, certains s'y installaient.
La liberté de culte y était évidente et chacun gardait sa religion pour lui.

Je ne dirais pas que le Comté de Toulouse était un paradis, mais pour l'époque, on y vivait plutôt bien et le peuple mangeait à sa faim, de plus, l'hygiène y était de rigueur, tandis que le reste du royaume pataugeait dans la fange et les immondices.
Pour preuve, l'effarement d'Aliénor d'Aquitaine lorsqu'elle fut contrainte de rejoindre Paris avec son époux Louis VII, devenu roi de France; elle fut effarée par l'insalubrité de la ville.

L'éducation était la règle dans notre grand Sud, aussi bien pour les filles que pour les garçons, on apprenait la lecture, l'écriture, la broderie, la couture, le chant et le maniement des armes. Les troubadours ou ménestrels qui enchantaient la cour Royale à Paris, étaient issus d'Occitanie.

L'organisation du Comté de Toulouse était également exemplaire en particulier à Toulouse avec les Capitouls, représentants du peuple choisis parmi les personnalités instruites, qui se réunissaient régulièrement et étaient chargé de rendre justice aussi bien que d'organiser l'armée. Tout le Comté prospérait et ses richesses faisaient des envieux.

Il n'en fallait pas plus pour aiguiser l'appétit du Roi de France, vrai dilapidateur des fonds royaux, qui trouva là prétextes à guerroyer, mais comment justifier une guerre contre son propre peuple ?
Il sollicita l'aide de l'église Catholique Romaine qui elle, désirait étendre son pouvoir et remplir les caisses du denier du culte, les Cathares furent une cible toute désignée. Leur doctrine inspirée de la religion chrétienne originelle faisait plus d'émules que celle des évêques et cardinaux dont la vie luxueuses semblait pour le moins en contradiction avec leurs prêches. Les prêtres Cathares, appelés "bons hommes", vivaient dans un dénuement total, de la charité des hommes, n'acceptant que le gîte et le couvert ce qui semblait plus conforme aux préceptes de la religion.

Lien intéressant sur les Cathares

Dans cette tourmente que furent les guerres dites "de religions", nos petits villages du Grand Sud furent souvent héroïques et défendirent leurs semblables en combattant jusqu'à la mort pour la liberté de culte (déjà).

La guerre dite de "Cent ans", elle, fut l'occasion d'exterminer les Protestants. Elle était sous-jacente depuis des décennies avec une période paroxystique lors du mariage très controversé de Marguerite de Valois, aussi connue sous le sobriquet de "la Reine Margot", avec Henri de Navarre, futur roi de France.
Le massacre du 24 août 1572, connu sous le nom de "massacre de la Saint-Barthélemy" en fut le point d'orgue, quelques jours après leurs épousailles.

Devenu Roi de France sous le nom d'Henri IV, Henri de Navarre renonça à la religion Huguenote pour tenter de plaire au peuple, ce qui cloua le bec à ses détracteurs Catholiques, mais excita la fureur de ses anciens amis Huguenots, nullement calmés par la promulgation de l'Edit de Nantes.

Si cette rivalité fut mise en sommeil le temps de son règne, dès son décès en 1610, le nouveau Roi Louis XIII, alors âgé de 8ans et élevé dans un catholicisme sévère, se trouva sous l'influence de sa mère Marie de Médicis, pieuse Catholique et plus tard du Duc de Luynes, ardent ennemi des Huguenots offusqué par l'Edit de Nantes. Sous cette dernière influence, le nouveau roi entrepris de rouvrir les plaies encore douloureuses et envahit militairement le Sud de son royaume.

Description de cette image, également commentée ci-après
L'Edit de Nantes

Comme du temps des Cathares, c'était reparti pour une croisade. Ici, point de possessions territoriales en jeu, puisque nos régions faisaient désormais partie du Royaume de France, mais une vraie guerre religieuse avec tout ce qu'elle comporte comme d'ignominies d'ignoble et d'excès.

Nos petits villages étaient souvent fortifiés pour tenir tête aux éventuels envahisseurs venus de l'étranger et c'est désormais à leur suzerain que nos vaillants villageois durent résister. Les faits de bravoures furent légion mais ils furent totalement inutiles devant les forces militaires. Il faut rappeler que les habitants des villages étaient des civils.



Le Catharisme sur Wikipedia
Le massacre de la Saint-Barthélémy sur Wikipedia 
La guerre de Cent ans sur Wikipedia

5 commentaires:

  1. Anonyme29/1/17

    Sur le site français de Wikipedia, il est écrit que l'enceinte de Monheurt a été détruite par les troupes de Louis XV. Il me semble que c'est inexact, il s'agissait sans doute de Louis XIII. Sur la page parlant du siège de Montauban, il est d'ailleurs indiqué qu'il s'agit bien de Louis XIII.

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  2. Anonyme29/1/17

    ... à moins que ce soit bien Louis XV, bien après la révocation de l'Édit de Nantes ?

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  3. Anonyme29/1/17

    Il semble que ce soit bien Louis XV, c'est ce qui est indiqué partout ailleurs. L'information de la page concernant le siège de Montauban est inexacte:
    "Lors de sa marche vers Bordeaux, les troupes royales commandées par François de Bassompierre prendront, le 11 décembre, la ville de Monheurt qui sera prise, puis brûlée et pillée et son enceinte détruite sur ordre de Louis XIII."

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  4. Bonjour Anonyme,

    C'est effectivement sous le règne de Louis XIII, fils d'Henri IV et de Catherine de Médicis (1601-1643) qu'à eu lieu le siège de Monheurt et sa destruction, en 1621. Je vais aller rectifier Wikipédia. Vous trouverez sur ce blog des extraits des mémoires de Richelieu. Il décrit dans le détail cette période et notamment le siège de Monheurt et celui de Montauban. Merci pour votre retour :-)

    http://monheurt.blogspot.fr/search/label/Si%C3%A8ge%20de%20Monheurt

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  5. Sur ce même site, sur la page "liens" (menu du haut), dans la partie "Monheurt", vous pouvez télécharger l'extrait des mémoires de Richelieu dont il est question dans les 5 articles sur le siège de Monheurt.

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