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14/08/2014

VIème siècle (ouvrage de Jules Serret - BNF)

Au mois de mars 585, dit la Chronique de Frédégaire, pendant que l'armée de Gontran poursuivait les troupes d'Aquitaine soulevées par Gondovald, la Garonne déborda et engloutit dans ses flots une multitude de soldats qui venaient de piller et d'incendier la ville du Mas - d'Agenais.

En 587, Didier, l'un des généraux de Gontran, s'empara d'Agen et fit enlever de la collégiale Saint-Caprais, où elle s'était réfugiée, la femme de Bcgenwald, général de Chilpéric. Il eut les plus grandes peines a la conduire a Toulouse, à cause d'un grand débordement de la Garonne.

En 588, Lupus, duc de Gascogne, profita d'une haute crue du fleuve pour s'emparer de toute la partie de l'Agenais située sur la rive gauche.

590 et 592. — Ces inondations si souvent réitérées engendrèrent des maladies épidémiques et la destruction périodique des récoltes sur de vastes étendues de pays. On fit du pain avec des pépins de raisins, des noisettes, des racines «le fougère pulvérisées. Les plus affamés se jetaient sur des herbes humides qui les faisaient enfler et périr misérablement.

Fortunat écrivait que "les eaux étaient bien grosses et bien grasses, mais que l'aspect des moissons et des vendanges était affreusement maigre."
A cette époque, la plus grande partie de la Gaule était couverte d'épaisses forêts.
Ce n'est donc pas l'action des déboisements qui a déterminé, comme on le prétend aujourd'hui, ces effroyables calamités. Les défrichements du sol n'ont sérieusement commencé qu'à partir de la révolution de 1789, avec l'abolition des droits féodaux.

A l'époque dont parle Frédégaire, il n'y avait ni endiguement, ni levées pour se garantir du danger des crues se renouvelant fréquemment, ni canaux de dérivation abaissant le niveau des eaux ; seulement, l'inondation n'avait pas dans ces temps reculés les désastreuses conséquences qui en ont fait, par la suite et de nos jours, l'un de nos plus grands fléaux.
De grands centres de commerce et d'industrie, des populations actives et nombreuses ne se trouvaient pas échelonnés le long des rives, et le fleuve, en sortant de son lit, ne venait pas submerger des richesses considérables, apporter l'épouvante et la désolation parmi des masses d'habitants et mettre en péril leur existence.
C'est sans doute à cette raison qu'il faut attribuer le peu de mentions accordées par les chroniqueurs anciens au phénomène des inondations.

Aussi, ne trouvons-nous aucune indication de ce genre dans les annales du septième siècle.